50 ans Rempart 1966 - 2016

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Une union d'associations locales

REMPART de 1966 à aujourd'hui

REMPART est un Mouvement associatif de sauvegarde du patrimoine et d'éducation populaire. Les associations membres de l'Union REMPART ont toutes en commun la volonté de restaurer et sauvegarder un élément du patrimoine et de lui redonner vie.
Par là même, elles agissent en faveur du développement local et de l'aménagement du territoire, en particulier en milieu rural.
A travers cette action concrète en faveur du patrimoine, les associations membres de REMPART associent un grand nombre d'hommes et de femmes : cette dynamique associative permet aux citoyens de participer à un projet collectif, utile à la collectivité, et constitue un lieu d'apprentissage, d'expression et de reconnaissance pour les individus.

1966

Le mouvement REMPART est né le 11 juillet 1966 de la volonté du Touring Club de France de participer à la réhabilitation du patrimoine et de répondre aux bonnes volontés suscitées par l'émission télévisée "Chefs d'œuvre en péril".

L'idée est alors de permettre aux bénévoles qui ont entrepris la sauvegarde d'un monument, d'échanger leurs expériences et de renforcer ainsi leurs moyens d'action. (C'est également l'occasion, pour ceux qui ne peuvent entreprendre un tel sauvetage, de participer aux activités organisées par les autres).

Véritable espace d'échanges, la structure s'appelle à l'origine ACS-REMPART (Association des Animateurs de Chantiers de Sauvegarde pour la Réhabilitation et l'entretien des Monuments et du Patrimoine Artistique).

Elle regroupe alors 24 membres, qui seront 170, quarante ans plus tard.

Dès 1968, l'association d'animateurs se transforme en Union d'associations.

En effet, il s'est avéré nécessaire d'inciter les animateurs à se regrouper en structures locales, afin qu'ils puissent pérenniser leur action, percevoir des subventions et s'insérer dans le milieu socioculturel environnant.

La même année, l'Union est admise au sein de Cotravaux, la Coordination pour le travail volontaire des jeunes, créée en 1959.

En 1969, la recherche de la qualité des travaux sur les chantiers incite l'Union REMPART à mettre au point un système de formation des animateurs bénévoles, en liaison avec la Direction de l'Architecture, les Architectes en chef des Monuments Historiques et les Directeurs régionaux des Antiquités.

1970

Dans les années 1970, REMPART développe et affine ses prestations aux associations membres : recrutement des bénévoles, stages de formation, animation des sites, rencontres et colloques, relations internationales.

En 1979, alors qu'elle s'apprête à accueillir son centième membre, REMPART adopte une charte, puis des "textes d'orientations générales" qui définissent l'esprit dans lequel les associations membres se doivent d'inscrire leur action, vis-à-vis du patrimoine et des bénévoles.

Au début des années 1980, l'Union REMPART accompagne la politique de décentralisation et officialise, en 1981, les correspondants régionaux.

La même année, les premiers emplois permanents sont créés dans les associations.
L'action de REMPART est de mieux en mieux perçue par les autorités et, le 15 juillet 1982, l'Union est reconnue d'utilité publique.

Afin de s'adresser au public, REMPART prend des initiatives en matière d'éducation et d'animation culturelle.

La création, en 1983, de la collection "Patrimoine vivant" vise à encourager, de manière pédagogique et attractive, la découverte du patrimoine.

De même, en 1984, est fondée l'association des Amis de REMPART dont le but est de soutenir l'action de l'Union, à travers notamment la visite de sites gérés par des associations membres.

1985

A partir de 1985, l'Union REMPART est confirmée dans son rôle d'interlocuteur écouté des pouvoirs publics.

Elle participe ainsi à de nombreuses commissions de concertation tant au niveau national qu'international.
Deux ans plus tard, c'est à REMPART que le ministère de la Culture confie l'exclusivité de la gestion du logotype "Monument historique".

Tout au long des années 1980-1990, les associations REMPART, de mieux en mieux insérées dans le tissu socio-éducatif local, s'impliquent dans des opérations en faveur de populations spécifiques : jeunes (campus du patrimoine, classes de patrimoine), objecteurs de conscience, publics défavorisés (accueil de TUC, CES sur les chantiers), handicapés, etc.

Les années 1990

En 1991, dix ans après la création des correspondants régionaux, l'Union formalise ses liens avec les unions régionales REMPART qui se sont constituées au fil des ans.

Par ailleurs, les nouveaux statuts de l'Union permettent à des associations qui n'organisent pas de chantiers de bénévoles d'adhérer comme membres associés.

Dans le même temps l’Union développe une politique « qualité » avec le développement d’un cursus de formation d’animateurs, des grilles d’évaluation à destination des chantiers, des missions d’assistance et de conseil pour ses associations.

Les années 2000

Par le nombre de sites pris en charge et l'étendue de son champ d'intervention, l'Union REMPART est le premier mouvement national œuvrant, de façon concrète et organisée, pour la sauvegarde du patrimoine : au-delà du chantier de bénévoles, l’Union et ses membres développent des actions dans le domaine de la pédagogie du patrimoine, de l’insertion, de la formation, de l’animation du patrimoine ou de l’édition.

Elle appartient dorénavant à la Réunion des associations nationales du patrimoine bâti et paysager (G8-Patrimoine) qui réunit les huit associations nationales de patrimoine reconnues d’utilité publique. Ses représentants siègent également dans des instances nationales comme le Conseil national de la vie associative (CNVA), la Commission nationale des monuments historiques ou le Groupe national d’information et de concertation sur le patrimoine placé auprès du ministre chargé de la Culture.

De même, l’Union contractualise ses relations avec les ministères chargés de la Culture ou de la Jeunesse au travers de conventions pluriannuelles d’objectifs. Elle obtient en 2007 l’agrément concernant le « volontariat associatif » et le « service civil volontaire » (SCV) et renouvelle en 2008 son agrément « éducation nationale ».

A cette reconnaissance au plan national répond aussi un développement international de l’Union REMPART : son influence dépasse désormais les frontières, et les liens noués avec d'autres pays constituent l'embryon d'un vaste mouvement international. Elle devient membre d’Europa Nostra.

Les années 2010

Aujourd'hui, l'Union REMPART réunit plus de 170 associations locales et régionales. Sous le slogan « Mission Patrimoine » elle valorise l'engagement de milliers de bénévoles et de volontaires en faveur de notre patrimoine commun.

REMPART est agréé en 2010 au titre du « service civique » qui remplace le SCV.

L'Union développe également des partenariats avec des fondations et des entreprises mécènes (Fondation du Patrimoine, Fondation Total, Lafarge, ...) qui soutiennent son action en faveur du patrimoine et des personnes associées aux actions de restauration et de mise en valeur.

En 2011, André Châtelain, fondateur et président d'honneur de l'Union REMPART, décède.







REMPART, association reconnue d'utilité publique. 1, rue des Guillemites - 75004 Paris France

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