Château des Deux tours

Historique

Le château de la Neuville était un prieuré dépendant de l'abbaye de Ferrières, célèbre abbaye bénédictine. Louis III et Carloman furent couronnés dans cette abbaye.

Le château de la Neuville semble avoir été construit au XIIIe siècle, peut-être sur des bâtiments plus anciens. Après des destructions occasionnées par les troubles de la guerre de Cent Ans, Louis de Blanchefort, abbé de Ferrières de 1465 à 1505, ordonne sa reconstruction. Descendant d'une illustre famille, Louis de Blanchefort, cinquième enfant de Guy de Blanchefort, sénéchal de Lyon et chambellan de Charles VII, et de Souveraine d'Aubusson, était le neveu de Pierre d'Aubusson, grand maître des Chevaliers de Rhodes. Louis XI était son parrain.

La dernière reconstruction du château date donc des environs de 1500.

Mais à la fin du XVIe siècle, pendant les guerres de religion, le château est incendié. On pense que l'incendie eut lieu en 1562 au cours du siège de Pithiviers par les armées protestantes. Après cet incendie, le château n'a pas été reconstruit. Il a servi, comme beaucoup, de carrière de pierre. Une ferme s'est installée dans la basse-cour. Son histoire jusqu'à nos jours est encore mal connue. Elle a en tout cas été une exploitation agricole jusque dans les années 1960.

Les ruines du château sont inscrites depuis 1928 à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques.

En 2002, une troupe de théâtre s'installe dans le lieu qui est ouvert au public et aux spectacles en 2007. Depuis 2011, un jardin contemporain est en cours de création aux abords du château.

 

Architecture

La tour-escalier
On entre dans la tour par une belle porte surmontée d'une archère et des armes de l'abbé de Blanchefort. Dans le linteau de la porte, un judas est ingénieusement dissimulé. On gravit ensuite un bel escalier à vis donnant accès à trois portes. Ces portes ouvraient chacune sur un pont-levis donnant accès aux trois étages du château. Arrivé au sommet du grand escalier, on monte dans un nouveau petit escalier bâti dans l'épaisseur du mur de la tour. On arrive par là à la chambre haute ou studium. C'était la pièce que se réservait souvent le seigneur pour lui servir de lieu d'étude. A cet étage on devine les restes d'une bretèche qui défendait l'entrée de la tour. 

Le cellier
Au rez-de-chaussée de la tour, en pénétrant dans l'ancien logis, on peut accéder au cellier du château. C'est une pièce voutée bien conservée.

L'oratoire
Au dessus du cellier, on trouve l'ancien oratoire du château qui comporte un bel autel de pierre surmonté d'une magnifique archère taillée en forme de croix.

Le pignon nord
Il présente les restes de trois cheminées superposées : celle peu ouvragée du rez-de-chaussée, qui était celle des cuisines du château, celle du premier étage, bel exemple de cheminée Renaissance, et celle enfin très dégradée, du second étage.

L'enceinte de la cour
Elle garde aujourd'hui des murs de 9 m de haut sur trois côtés et une tour d'angle. Cette tour typique de l'architecture militaire du XIIIe siècle, conserve d'intéressants graffitis fort anciens.
Une belle porte à la curieuse moulure hélicoïdale s'ouvre dans le mur d'enceinte sud.


La basse-cour
Elle présente une porte du XIIIe siècle et un beau portail Renaissance décoré de pinacles, malheureusement mutilé, et un corps de ferme des XVIIe et XVIIIe siècles.

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Association responsable

Théâtre des Minuits

153 La Grande Rue
45390 La Neuville sur Esonne

Localisation : 45390 La Neuville-sur-Essonne / Centre / France